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Château Lafite-Rothschild 1995
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Agriculture Raisonnée

Château Lafite-Rothschild 1995

1er cru classé - - - Rouge - Détails
Parker | 95
R. Gabriel | 19
J. Robinson | 19
Wine Spectator | 96
J. Suckling | 98
1 166.00 CHF T.T.C.
(
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Notations et commentaires

95

/100

Robert Parker

Robert M. Parker, Jr.

Le 1995 Lafite-Rothschild (seulement un tiers de la récolte a été intégré dans l’assemblage final) est un assemblage de 75% Cabernet Sauvignon, 17% Merlot et 8% Cabernet Franc. Le vin se présentait de manière spectaculaire lors de ma dégustation en novembre 1997. Il arbore une robe rubis sombre aux reflets pourpres, et un nez de cassis fumé, minéral poudré et légèrement herbacé. Une magnifique douceur de fruit se retrouve dans ce Lafite de corps moyen, à la trame serrée, mais d’une pureté glorieuse et d’une définition exemplaire. Le 1995 n’est pas aussi puissant ni aussi massif que le 1996, mais il est magnifiquement élaboré, avec des atouts remarquables et une promesse tout aussi notable. Apogée prévue : 2008-2028.

96

/100

Wine Spectator

Arômes intenses de mûre, de réglisse noire et de cassis, avec des nuances minérales. Corsé, doté d’un noyau tannique solide et d’une finale longue et soyeuse. Encore retenu, mais concentré et puissant. On parle toujours du 1996, mais je pense que celui-ci est supérieur et le sera à l’avenir. — Rétrospective Bordeaux ’95/’96. À boire à partir de 2010. 20 000 caisses produites.

98

/100

James Suckling

J’ai sorti cette bouteille unique de ma cave à la dernière minute pour rappeler à quelques vignerons italiens l’excellente qualité du millésime 1995 à Bordeaux. Ils semblent enfin commencer à s’ouvrir ! Quel rouge d’une profondeur et d’une finesse incroyables. Des notes de cèdre, de boîte à cigares et de tabac, avec des nuances de cassis et de tabac frais. C’est corsé tout en restant serré et dense. De la précision. Tellement raffiné et intense. Une telle fraîcheur et beauté. À boire ou à garder.

19

/20

Jancis Robinson

Jancis Robinson

Robe rubis sombre, presque sans signe d’évolution. Ce nez avec l’élan très raffiné de Lafite – coquilles d’huître ? D’une grande élégance – aucun tannin asséchant. Complet et avec suffisamment de jus. Un très beau Lafite. Jolie finale graphite – nerveuse. Aucune lourdeur. Et les tannins sont si bien gérés ! (JR)

93

/100

Jeff Leve

Leve Jeff

Corps moyen avec une austérité tannique marquée ; le nez est présent, mais en bouche, le vin est en deçà de ce que l’on attend d’un Premier Cru classé à ce niveau de prix. Le fruit offre une belle pureté, mais le côté rustique des tanins ressort vraiment. Je vendrais ce millésime plutôt que de l’acheter.

20

/20

Weinwisser

Grenat pourpre moyen, bord délicatement tuilé. Bouquet malté, amandes de fête foraine, caramel sombre, notes beurrées, très ample et étonnamment accessible. En seconde approche, de très fines touches herbacées ; malgré la richesse, il y a aussi des composants très frais. En bouche, comme un Rioja élégant (sans aucune connotation péjorative !), tanins maltés, fondants. Contrairement à Mouton et Latour, c’était le vin le plus mûr. C’était aussi le seul Premier qui « venait » en bouteille normale. Une délicatesse géniale qui rappelle la douceur délicate des anciens grands millésimes de Lafite. Une superbe délicatesse, toute en danse. Il ne laisse aucune question – une seule réponse : c’est assurément un vin sensuel du siècle.

20

/20

René Gabriel

Pour la première fois depuis quinze ans, 7 % de Cabernet Franc ont été utilisés dans le Grand Vin. Le Merlot, quant à lui, est revenu depuis l’an dernier avec une proportion de 23 %, le reste étant du Cabernet Sauvignon. 96 : Échantillon de fût (18/20) : bouquet subtil et fin, nobles bois, beaucoup de parfum de Merlot et de Cabernet. En bouche, une vraie délicatesse, trop féminine pour un Pauillac, trop puissante pour un Libournais, bien équilibrée, le bois paraît dominer avec une touche vanillée et imprime au vin, pour l’instant, un timbre. Une fois de plus, la question se pose ici : une finesse élancée peut-elle contrebalancer la puissance de Pauillac ? On pourrait dire presque « oui » – mais pas tout à fait. Dégusté à nouveau en septembre 1996 : il était très ample, avec une douceur concentrée, presque complexe, aux notes de prune, de bois de santal et une touche de cerise Amarena. Bien que les barriques soient seulement légèrement toastées, on ressentait une forte impression de café fraîchement torréfié et de nombreuses nuances de bois nobles. La bouche montrait du charme en surface, mais dans l’extrait il présentait un caractère assez intense et riche en tanins, qui lui confère pour l’instant une certaine structure un peu brute. Néanmoins, il tendra de plus en plus vers la finesse et deviendra à la fois très puissant et élégant, tendance des points à la hausse. 97 : Bouquet discret, légèrement minéral, fruit mûr, presque parfumé, très délicat. En bouche, juteux, texture soyeuse, presque à la manière de Margaux, beaucoup de souplesse. Un Lafite très délicat avec un long retour presque bois de santal, aux accents suaves. 00 : Bouquet délicat et fin, cerises rouges et mûres, impression parfumée, presque un peu poivrée. Reste également sur un registre de fruits rouges en bouche, avec dans l’extrait une note de griotte à la fois acide et douce, des touches délicatement florales, paraît encore un peu agressif, car une note ferme, légèrement astringente, se manifeste par une adstringence intense, pépins de framboise, beaucoup de race, complètement impénétrable et, par sa structure comprimée tanins-acidité, presque un peu arrogant, demande encore beaucoup de patience. 02 : Entre génial et douteux : une bouteille était fortement bouchonnée, une autre sourde, une troisième complètement folle et si bonne qu’on avait presque l’impression d’être très proche (pas seulement si l’on inverse les deux derniers chiffres) du légendaire 59 : grenat pourpre dense. Bouquet concentré, séduisant et doux, thym citronné comme un vin du Rhône de Rayas, très délicat, presque parfumé, déjà enivrant. Bouche charpentée, énormément concentrée, notes claires de bois noble, vanille, cèdre, encens, contours Heitz, eucalyptus, tanins finement sableux ; ce n’est qu’au grumage qu’on remarque le génie de ce grand vin, qui me convainc aujourd’hui pour la première fois à un niveau de 19/20. 03 : Un vin dramatique, qui montre de plus en plus ces notes de cake, de fruits et aussi de musc. Peut devenir encore très, très grand et se situe déjà près du seuil du siècle. Chaque bouteille bue maintenant est un petit crime. 05 : Pourpre-grenat sombre et soutenu, reflets violets. Magnifique bouquet bordelais ample, mûres, notes de palissandre, truffe et thé fermenté, gagnant sans cesse en intensité. En bouche, crémeux, avec une plénitude presque pomerolaise, notes de sucre candi, cassis ; le vin a déjà beaucoup de charme et a trouvé son harmonie. Un grand Lafite plein de finesse. 07 : Lucien Schmidlin l’a carafé 3 heures. Manifestement la durée idéale. Nous étions conquis et n’avons pas eu à trop surveiller la répartition du vin entre les 5 personnes à table dans la maison de vacances à Ste. Maxime. Car dans la carafe un peu plus grande sommeillaient deux bouteilles. 08 : Un Lafite doux, délicat, aérien, avec un parfum enivrant au cœur. Il suffit de le grumer longtemps pour le trouver. À un cheveu de la note maximale. 09 : Après le Palmer 1981, il paraissait presque un peu discret – mais la douceur en bouche montre sa grandeur. Il suffit de le grumer longtemps puis de rêver. 10 : Dans le restaurant bruyant Brandenberg, ce Lafite à demi-voix est presque passé inaperçu. Magnifiquement élégant, avec des tanins doux et une balance irrésistible. Voilà à quoi ressemblent les rêves de Pauillac ! 11 : Grenat de moyenne intensité. S’ouvre timidement, montre des notes de fruits confits, de noix grillées, d’amandes caramélisées, croûte de pain, un peu de café au lait, délicat et complexe. En bouche concentrée, très charpenté et rappelant d’une certaine façon un grand Margaux, beaucoup de traits féminins, encore beaucoup de fruit global, superbes nuances herbacées avec une touche de ricola, légèrement sec, mais c’est la jeunesse ; au grumage, l’arôme complet de Lafite se révèle. Carafer deux heures. (19/20). 14 : La perfection absolue. Grenat sombre. Bouquet compact mais pas au point d’empêcher de nombreuses grandes arômes de percer ; la douceur typique de Lafite se mêle à des arômes très profonds de Pauillac. Les tanins très fins et géniaux sont du niveau grande classe. Ce fut le premier Lafite vraiment concentré de l’époque récente, après que ce Premier ait brillé pendant des décennies par des couleurs claires et une « délicate superficialité ». Une gorgée émouvante pour l’anniversaire de Viktor Jans. Et puis encore une ! (20/20). 15 : Grenat-pourpre moyen, bord légèrement tuilé. Bouquet malté, pralines de fête foraine, caramel sombre, notes beurrées, très expansif et étonnamment accessible. Au second nez, des tonalités herbacées des plus fines ; malgré la richesse, on trouve aussi des composantes très fraîches. En bouche, comme un élégant Rioja (sans connotation péjorative !) tanins maltés et fondants. Contrairement à Mouton et Latour, c’était le vin le plus mûr. C’était aussi le seul Premier qui se présentait en bouteille « normale ». Une délicatesse géniale qui rappelle l’ancienne douceur délicate des grands millésimes de Lafite. Une superbe délicatesse dansante. Il ne laisse aucune question – une seule réponse : c’est assurément un vin du siècle sensuel. (20/20). 17 : Magnum. Grenat assez sombre, reflets rubis au bord. Bouquet parfumé, très complexe. Traces nettement minérales ; térébenthine, graphite, pétrole ; mais sous une forme profonde et très séduisante. Le nez est enivrant, profond et montre la classe de Pauillac. En bouche, extrêmement charpenté, très fin, entrelacs de tanins délicatement tissés, le tout parfaitement équilibré, un numéro d’équilibriste à haut niveau. Dans une première maturité des plus fascinantes. Fait partie des Lafite gigantesques ! Une gorgée de folie. Et c’était une belle gorgée, car nous avions ce vin en magnum. Merci à Lucien. (20/20). 20 : Couleur sombre, cœur dense, bord indiquant une fine maturité. Le nez se montre torréfié, minimes traces de glutamate, prunes confites, touches de fruits secs, café, pain pumpernickel. Il se présente très intense, enivrant et assez ouvert. Matière, chair, montre dans l’extrait très ample une noble amertume (réserves). Il semble se diriger vers un premier pic, mais promet aussi quelques décennies de plaisir supplémentaires. Fut le meilleur vin de la série à l’aveugle des Premiers de Pauillac. A constamment gagné en intensité ! (20/20).

19

/20

André Kunz

Nez profond, fermé, complexe et minéral, cassis noir, raisins de Corinthe, légère note d’eucalyptus, acajou. Bouche concentrée, multicouche, jeune, à l’aromatique dense et sombre, avec beaucoup de beaux tanins, une structure élégante, finale très longue et serrée. 19/20 à boire – 2040

90

/100

Jean-Marc Quarin

Jean-Marc Quarin

Logo sur le bouchon : pb Couleur sombre. Intensité normale, légèrement évoluée. Nez fruité, mais discret. Bouche caressante, juteuse, avec un fond de cèdre dans le goût et des arômes distingués. Tannicité certes sans angle, mais ce vin manque de profondeur. Agréable actuellement.

Description

Caractéristiques et conseils de dégustation du Château Lafite-Rothschild 1995

Dégustation

Robe
Robe élégante et profonde.

Nez
Joli nez complexe marqué par des notes de cèdre.

Bouche
Attaque franche, évoluant vers une belle rondeur. La finale, longue et persistante, est soutenue par des tanins structurés.

La finesse et l’équilibre d’un grand vin de Pauillac

La propriété

Premier parmi les crus classés en 1855 du bordelais, le Château Lafite-Rothschild est un seigneur sur ses terres de graves. Porteur d'une longue tradition viticole initiée en 1620, il s’est affirmé avec les siècles comme un véritable étendard de l’appellation Pauillac sur la rive gauche de la région de Bordeaux. En effet, du Cardinal de Richelieu au Président des États-Unis de l'époque, Thomas Jefferson, les grandes personnalités de ce monde sont tombées sous le charme de ces grands vins à l’âme unique et au raffinement sans pareil.

Le vignoble

Le Château Lafite-Rothschild est un vin de Pauillac issu d’un terroir bénéficiant d’une localisation exceptionnelle, avec un vignoble divisé en trois grandes zones. Des coteaux qui entourent le château au plateau des Carruades à l’ouest et une parcelle sur la commune voisine de Saint-Estèphe, Château Lafite-Rothschild veille sur des vignes plantées sur des sols de graves fines et profondes avec des sables en surface tandis que le sous-sol de nature calcaire permet un excellent drainage.

Le millésime

Un été exceptionnel, rappelant 1989 et 1990, avec un ensoleillement généreux. Une pluie brève mais modérée le 7 septembre n’a pas causé de dilution, la vigne souffrant de sécheresse. Le beau temps est revenu mi-septembre, favorisant une belle maturation.

Vinification et élevage

Vinification parcellaire en cuves bois, acier inoxydable ou ciment. Fermentation alcoolique accompagnée de remontages réguliers. Macération de 20 jours environ selon les millésimes. Suite à la fermentation malolactique, entonnage en barriques de chêne français issues de la tonnellerie de la propriété. Dégustation individuelle des barriques pour sélection des plus qualitattives en vue de l’assemblage final. Élevage de 20 mois en barriques (100% neuves).

Assemblage

Cabernet sauvignon (74%), merlot (18%) et cabernet franc (8%).

Château Lafite-Rothschild 1995
2.0.0